LE MARCHÉ VIVRIER DE NDOKOHOK

LE MARCHÉ VIVRIER DE NDOKOHOK
© Correspondance de : Michel SABEHIAM     samedi 22 octobre 2022 00:00     576

L’administration Crée Makénéné comme District en 1965 par Décret N° 65/DF/365 du 17 Septembre 1965, érigé en Arrondissement en 1991 par Décret N° 91/185 du 28 Mars 1991 avec pour limite le pont sur la rivière Makénéné situé sur l’axe routier Yaoundé-Bafoussam.

Dans l’arrondissement en territoire Banen le plus peuplé par les allogènes, il y a très longtemps que cela dure, le marché de Makénéné, chaque semaine, Jeudi « Maloko ma koutoum » et vendredi « Pouossè po Koutoum », les populations environnantes et les commerçants venant de part et d’autre convergeaient vers ce lieu, pour y commercer.

Le bitumage de l’axe routier Yaoundé-Bafoussam dont le tracé a esquivé le centre-ville de Ndikiniméki a contribué au développement du commerce à Makénéné ; comme pour confirmer cet adage : « là où la route passe, le développement suit ».

Le traitement réservé aux femmes Banen

Malgré les traitements déshonorants, outrageux, quelquefois inhumains (échauffourée de 1998) à elles infligés par les exécutifs communaux successifs de Makénéné, les dynamiques femmes banen n’ont jamais cesser d’aller vendre à Makénéné. C’est ainsi que vous les trouverez entrain de vendre la viande de brousse, les bâtons de manioc et des vivres frais.

La période propice du commerce des patates se situe entre Septembre et Décembre de chaque année. Toutes les femmes banen partant de Ndiki village jusqu’à Ndokohok qui cultivent les patates convergeaient vers le marché de Makénéné chaque vendredi pour les y vendre.

Il se trouve que l’exécutif communal de Makénéné n’avait jamais octroyé un espace aménagé à ces commerçantes qui se débrouillaient tant bien que mal pour écouler leur marchandise. Lorsqu’elles avaient réussi à aménager un espace avec houes et machettes, les agents communaux les obligeaient à libérer ledit espace pour y installer d’autres commerçants.

Le scenario de la vente des patates à Makénéné

Lorsque les patates sont récoltées, le transport du champ vers la maison commence. Ce transport est effectué par moto au prix de 500 FCFA le sac de 50kgs et au plus tard jeudi soir.

Vendredi matin, ces femmes partent de la maison par taxi à partir de 3 heures du matin pour rentrer au tour de 17 heures. Il faut noter que tout est réuni pour y passer toute la journée car les revendeuses bien qu’étant là s’organisent à ne commencer les négociations que dans l’après-midi pour imposer un prix à prendre ou à laisser. La fatigue, la famine et le désarroi aidant, nos femmes se retrouvaient dans la négociation en position de faiblesse (ce qui n’est pas souhaitable dans les transactions commerciales). Elles bazardaient les patates vraiment pour s’en débarrasser.

Il faut noter que certaines ne pouvaient payer le transport de la marchandise qu’après la vente, obligé de vendre à tous les prix. L’offre étant supérieure à la demande il fallait y réfléchir. C’est ainsi que la conseillère ONGMEMB Odile a mis en place une organisation qui consistait à aller vendre à tour de rôle c’est-à-dire par village ou par groupe de village. Cette organisation a apporté une bouffée d’oxygène : on est parti d’un minima de 800 FCFA à 2000 FCFA le sac de 50kgs.

La goutte d’eau qui déborde le vase

Au-delà de ce que le scenario des négociations des revendeuses dans l’après-midi est resté intact, l’espace aménagé par les femmes banen leur a été arraché et elles se sont retrouvées à vendre sur la poubelle.

Arrivées à 3 heures du matin sans éclairage, bravant des odeurs nauséabondes avec des bébés au dos, c’est lorsque le jour se lève que certaines font le constat amer qu’elles sont carrément stationnées avec leur marchandise sur la merde.

En matière de coût, le transport par sac de 50 kgs du champ au goudron est de 500 FCFA, puis du village vers Makénéné 300 FCFA et de la route vers la poubelle 100 FCFA. Une place pour elle-même 600 FCFA aller et retour, le ticket de marché 100 FCFA en plus il faut passer toute la journée sur place pour finalement bazarder les patates.

Le 13 Août 2022, lors de l’assemblée générale de l’ADENDO (ACTION POUR LE DÉVELOPPEMENT DU VILLAGE NDOKOHOK), tenue au foyer culturel de Ndokohok, les filles et femmes Ndokohok (consciente de la force économique qu’elles constituent) ont non seulement exprimé leur ras le bol en égrainant le chapelet de frustrations et de maltraitances qu’elles subissent à Makénéné, mais surtout souhaité que l’association leur apporte une solution.

Pour répondre à la préoccupation des filles et femmes Ndokohok, l’une des résolutions avec application immédiate était la mise en place d’un marché vivrier à Ndokohok.

C’est ainsi que le 26 Août 2022 sous l’impulsion du Président de l’ADENDO, Roger BAFAKAN BEHALAL le Secrétaire Général de ladite association a été chargé d’organiser les femmes pour le début des activités.

Un bureau constitué de 8 membres a été élu. Il s’agit de :

  • - Présidente : ONGMEMB Odile
  • - Vice-Présidente : BISSIK Elise
  • - Secrétaire Générale : OSSOKOMAK Gislaine
  • - Trésorière : SEN Florence épse NYAHO
  • - Commissaire aux comptes : KENYO Clotilde épse MOUNDOUBOU
  • - Censeur : ONGBEHALAL Marguerite épse OUBEL
  • - Conseillères :
    • - FOUTH Nathalie
    • - LOLE Anne

 Le site qui sied à cette activité a été choisi sur le terrain de Feu Papa BAHETEN Jean à NdokomaÏ et des négociations entre le président de l’ADENDO et la famille propriétaire sont en cours pour l’installation d’un premier hangar en matériaux provisoires.

A ce jour le marché vivrier prend véritablement corps et accueille les femmes qui viennent de tous les villages environnants avec plusieurs variétés de vivres.

Nous nous réjouissons de ce que les bénéficiaires de cette organisation soient néanmoins satisfaites parce qu’elles gagnent en temps et en coût.

Vivement que le marché prospère et se pérennise pour le bien de toutes les populations et que ce ne soit pas comme on dit chez nous « IHUISSI YE MATOPO ».


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